
La Vème République togolaise, qui vient d’être votée dans la soirée du lundi 25 mars 2024, est d’une évidente inconstitutionnalité pour des raisons tenant d’une part à la qualité de ceux, forclos, qui l’ont initiée, et d’autre part au non-respect de pertinentes dispositions de la Constitution en vigueur. En effet, les Constitutions togolaises se suivent et ne se ressemblent pas toujours, sauf qu’elles n’accouchent de rien d’autres que de velléités de despotisme éclairé qualifiable avec élégance de concentration de pouvoir entre les mains du Président de la République. Les réformes constitutionnelles se suivent également au Togo à l’humeur exclusive du Chef de l’État ou des suites de ses forfaitures et rappellent par leurs faits générateurs l’évident échec à construire une nation inclusive bénéficiaire de progrès social et surtout dépouillée de népotisme, de clientélisme, de conflits d’intérêts, d’achats de conscience, d’incivisme, de corruption etc., en un mot, désencombrée de mal gouvernance.
Ce nième attentat contre la constitution togolaise sonne comme une escroquerie de trop, un braquage dénommée ” modification” mais qui au final n’est qu’un changement pur et simple de la constitution du pays, mais sans consulter le peuple. Ce qui risque d’être la goûté d’eau qui va déborder le vase (Togo). Une évidence est que les Togolais semblent enfin de se réveiller de leur long sommeil.
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