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Accueil Education

FESTIVAL INTERNATIONAL DE L’HISTOIRE D’ANEHO (FIHA) 2025

"Le pays Bassar à travers le fer et le feu"

La Rédaction par La Rédaction
16 janvier 2026
dans Education, LA UNE
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GBANDEY Sadji N’Gbansonhfi
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Par GBANDEY Sadji N’Gbansonhfi

La présente communication s’articule autour d’une problématique centrale : comment les savoir-faire sidérurgiques du pays Bassar articulaient-ils technique, organisation sociale et univers symbolique autour du fer et du feu, et en quoi ces deux éléments constituent-ils des marqueurs techniques, sociaux et culturels structurants ?

A cette question, une thèse s’impose : au pays Bassar, le fer et le feu forment un système cohérent où technologie, organisation sociale et rituels demeurent indissociables, constituant à la fois un socle matériel, un principe d’ordre social et un référent cosmologique.

PLAN

Introduction

I. Le fer et le feu : un socle technique fondateur

II. Métallurgistes, lignages et organisation sociale : une société structurée par le fer (Passage de la technique à la société : analyse des acteurs et des rapports sociaux)

III. Le feu et le fer comme univers symbolique : rituels, représentations et patrimonialisation (Comment la technique est indissociable d’un monde rituel et cosmologique)

Conclusion

Introduction

La région de Bassar, située dans le nord du Togo, représente l’un des centres métallurgiques les plus importants de l’Afrique de l’Ouest, dont la renommée s’est construite autour de la maîtrise exceptionnelle du fer et du feu. Cette communication se propose d’explorer l’histoire et l’héritage de cette civilisation à travers le prisme du fer, matière première transformée par le feu, et du feu lui-même, élément essentiel tant dans les procédés techniques que dans les dimensions symboliques et culturelles.

Le pays Bassar au sens large, c’est-à-dire la région ou la langue Bassar est parlée ; comme ses dialectes, est situé au-dessus du 9ème parallèle nord et s’étend au-delà même du Mô. A l’ouest, la limite est le, pays Dagomba, au nord, le pays konkomba. Au nord-est commence le pays Kabyè tandis que dans toute sa partie est et sud, il est limité par le pays Tem.

Pendant plusieurs siècles, les communautés Bassar ont développé une expertise métallurgique sophistiquée qui a façonné leur organisation sociale, leur économie et leur identité culturelle, laissant derrière elles un patrimoine archéologique et technique d’une richesse remarquable.

Des recherches archéologiques récentes ont démontré que la sidérurgie à Bassar remonte au Ve siècle avant J-C, avec une production intensive qui s’est développée entre le XIIIe et le XXe siècle, période durant laquelle approximativement 50 000 tonnes de fer y ont été produites.

Cette production à grande échelle a nécessité une exploitation massive des ressources naturelles, une innovation technique constante et une organisation sociale complexe, faisant de Bassar un pôle économique régional majeur précolonial.

Le thème “le fer et le feu” dépasse ici la simple dimension technique pour englober les transformations sociales, économiques et culturelles engendrées par cette activité. Le feu, élément de transformation de la matière, devient également métaphore des changements profonds que la métallurgie a induits dans la société Bassar. Cette communication synthétisera les avancées récentes de la recherche interdisciplinaire sur Bassar, pour proposer une vision d’ensemble de cette civilisation métallurgique exceptionnelle.

I. Le fer et le feu : un socle technique fondateur

Section 1. Un centre sidérurgique majeur de l’Afrique de l’Ouest

Le pays Bassar, dans le nord du Togo, s’affirme comme un des centres sidérurgiques les plus remarquables de l’Afrique de l’Ouest traditionnelle. Selon les récents travaux de Philip de Barros, publiés dans plusieurs articles scientifiques et dans son ouvrage “La métallurgie du fer en pays Bassar (nord-Togo) depuis 2400 ans”, ouvrage préfacé par le Pr Gayibor, l’exploitation du minerai de fer dans cette région remonte au moins à 400 avant J.-C.

Les travaux du Pr De Barros vont permettre de lever le voile sur de nombreuses controverses et zones d’ombres. Par exemple, on situait l’âge du fer à Bassar, à la fin du premier millénaire, il n’en est rien, grâce au Prof. De Barros, on a retrouvé des vestiges datés de l’âge du fer ancien.

Von Doering a été le premier à signaler l’importance du gisement de mine de fer du pays Bassar avec prépondérance à Bandjeli suite à son séjour en pays Bassar en mai-juin 1897. Il rapporte en effet que les produits ferreux, en particulier les houes, sont achetées par les Tchaoudjo qui les redistribuent dans les régions et pays voisins : Adélé, Anyanga, Kpessi, Dahomey, Ghana, etc.

Après lui, c’est le lieutenant Heinrich Klose qui signale l’importance du fer à Bassar. Il a aussi vu les multiples forges toujours en fonction et le marché où beaucoup de fer et d’objets en fer sont vendus.

La géologie locale favorise cette production : le fer latéritique est abondant dans les collines de Bassar, qui ont servi de sources durables pour l’extraction.

Le géologue Dr Friedrich Hupfeld a lors d’une mission en 1897, identifié les 3 plus importants sites où étaient exploités le fer de Bassar : les montagnes ferrugineuses de Bassar, Kabou et Bandjéli. Le site le plus important étant la montagne de Bandjéli située au nord-ouest du village de Bandjéli. Et pour ce qui est de la qualité, et commentant les résultats de l’analyse des échantillons ramenés en Allemagne et analysés par M. Krug, l’Assistant du Prof. Pufahl de l’Académie des mines de Berlin, Hupfeld dit : « Nous avons ainsi un minerai de fer d’une pureté qui ni ne peut avoir son égal dans le monde ».

Au fil des siècles, les métallurgistes bassar ont développé des techniques sophistiquées, montrant une maîtrise évolutive des procédés sidérurgiques. De Barros observe des variantes selon les périodes, ce qui témoigne d’une adaptation constante aux contraintes techniques et environnementales.

Section 2. Les procédés métallurgiques : sophistication et efficacité

Les vestiges archéologiques révèlent des fours à réduction directe imposants, notamment dans des sites comme Bandjéli ou Nangbani. Les fours de Nangbani, pouvaient atteindre 4-5 mètres de hauteur.

Dans la chaîne opératoire, les métallurgistes Bassar organisaient méticuleusement toutes les étapes : d’abord, l’extraction du minerai dans des puits ou des mines de surface ; ensuite, la préparation du minerai (broyage, concassage), la réduction dans les fours, et enfin la forge du métal. Cette organisation est attestée par des fouilles sur des sites comme BAS-252 (Dekpassanware, endroit situé à 12 km au nord-ouest de la ville de Bassar à mi-chemin de la route Bassar-Tankpayabour ; Tankpayabour est un village situé à mi-chemin de la route Kabou-Bandjeli. et BAS-273, situé à l’est du village de Nababun à environ 14 km au nord de la ville de Bassar, à l’est de la route Bassar-Kabou). Ce sont les seuls endroits au Togo, où l’on trouve des vestiges datés de l’âge du fer ancien.

Les fouilles menées à Dekpassanware ont permis de situer le début de la production du fer à au moins 400 ans avant J-C. Celles menées à Nangbani, notamment derrière la maison du Chef du village, ont permis de dater les scories trouvées sur place et autres artéfacts entre le 12ème et le 13ème siècle, exactement entre 1286 et 1350.

Dr Sadji N’Gbansonhfi GBANDEY, Prof Kpakpo AKUE ADOTEVI, Prof Elise Foniyama ILBOUDO/THIOMBIANO

 

EXPLICATIONS DU RAPPORT D’ANALYSES DE DATATION RADIOCARBONE DES SCORIES PRELEVEES DERRIERE LA MAISON DU CHEF DU VILLAGE DE NANGBANI, SA MAJESTE LINTGMANN NAPO FARE, PAR LE PROFESSEUR PHILIP DE BARROS, DOCTEUR EN ARCHEOLOGIE.

Dans le cadre de mes recherches archéologiques menées depuis 1981 sur l’histoire de la métallurgie du fer dans la région de Bassar, je certifie que la société BETA ANALYTIC, Inc., laboratoire spécialisé dans les analyses de datation au carbone 14 à Miami, Floride (États-Unis), atteste que le tas de scories provenant de l’arrière de la maison du chef à Nangbani (site où étaient accomplies des cérémonies avant d’aller fondre le fer) est daté des XIIIᵉ et XIVᵉ siècles après J.-C.

La date indiquée (95,4 % : 1286–1398 cal AD (664–552 cal BP)) signifie qu’il existe 95,4 % de probabilités que le tas de scories se situe chronologiquement entre les années 1286 et 1398 après J.-C.

Cette datation correspond au premier siècle de la production de fer par les fours de réduction Bassar, une activité dont le démarrage est situé aux environs de l’année 1220 après J.-C.

FIHA, l’assistance du colloque scientifique

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Notons que les fours de Dekpassanware présentent la même structure que ceux de Nangbani. Ce qui semble indiquer que ce sont les mêmes maîtres du feu qui ont œuvré sur les deux sites.

Le feu joue un rôle fonctionnel central : il faut maîtriser la température, assurer un tirage régulier, maintenir la continuité du foyer. Les analyses archéométriques menées par de Barros et ses collaborateurs montrent que les métallurgistes géraient ces paramètres avec une grande précision pour maximiser le rendement.

Section 3. Une technologie porteuse de temporalités propres

Cette technologie ne fonctionne pas de manière aléatoire : elle obéit à des cycles de production qui semblent liés aux moments propices du calendrier local. Les archéologues ont noté des phases d’activité intenses alternant avec des pauses, suggérant que la production sidérurgique était organisée en fonction des ressources disponibles et des périodes de repos des maîtres du feu.

De plus, il existe des corrélations entre les temps techniques et les temps sociaux : certains moments de chauffe pouvaient coïncider avec des cérémonies ou des jours rituellement propices, ce qui indique que la production métallurgique n’était pas purement économique, mais aussi liée à une logique sociale et symbolique.

II. Métallurgistes, lignages et organisation sociale : une société structurée par le fer

Section 1. Les origines

Les origines de la maîtrise du fer et du feu chez les Bassar sont intimement liées à leurs premiers occupants et à la « Puissance du terroire » “D’kri”. La tradition rapporte à ce sujet la rencontre fortuite de deux chasseurs.

Le premier était un descendant de l’ancêtre des habitants initiaux de “D’kri”. Le second venait d’un lieu situé « derrière la montagne », l’actuel Kankoundi. Le premier salua l’étranger en langue bassar et fut stupéfait de l’entendre lui répondre dans la même langue, lui qui se croyait seul dans la région. Intrigué, il lui demanda : « D’où viens-tu ? » « Je viens de derrière cette montagne, c’est là que j’habite », répondit l’homme en désignant Kankoundi, avant de lui rendre la question : « Et toi ? » « Moi, j’habite juste à côté. »

L’homme de Kankoundi demanda alors : « As-tu du tabac ? J’en cherche. » L’autre lui confirma en avoir et, une certaine méfiance réciproque les tenant à distance, lui jeta une pochette. Ils convinrent d’un second rendez-vous pour mieux faire connaissance.

Lors de cette nouvelle rencontre, l’homme de Kankoundi fit cette observation : « N’avez-vous pas peur du feu ? Je vois qu’on a mis du feu autour de vos habitations. » L’autre lui expliqua : « C’est nous qui allumons ces feux. Il s’agit de pare-feux qui nous permettent de nettoyer les alentours. Nous n’avons pas peur du feu ; cette technique nous sert aussi à éloigner les animaux sauvages. »

De la collaboration qui naquit de leurs échanges allait notamment émerger la célèbre danse du feu T’bol.

Section 2. Le statut social singulier des maîtres du fer et la division du travail

Dans la société bassar, les métallurgistes ne sont pas des artisans anonymes : certains sont des lignages spécialisés, tels que les forgerons ou les maîtres « de four » (fours de réduction). Ces lignages détiennent des savoirs très spécifiques, transmis de génération en génération. Des recherches ethno-archéologiques ont montré que ces savoirs techniques s’accompagnent de secrets de métier, notamment en ce qui concerne la composition du foyer, l’usage de certaines argiles, ou les procédés d’épuration.

La transmission de ces savoir-faire est héréditaire : les jeunes métallurgistes apprennent auprès des anciens, non seulement les gestes techniques, mais aussi les normes rituelles associées à la pratique du feu et du fer.

L’activité métallurgique à Bassar est profondément hiérarchisée. Il y a une répartition claire des tâches : certains groupes s’occupent de l’extraction et de la préparation du minerai, d’autres contrôlent la réduction dans les fours, et d’autres encore sont spécialisés dans la forge. Cette division est confirmée par des enquêtes archéologiques : sur le site de Dekpassanware (BAS-252), on observe des zones distinctes dédiées à la forge.

Les maîtres du feu jouent un rôle central : ils pilotent à la fois techniquement le four, en contrôlant l’alimentation en combustible et la température, et rituellement, en intervenant lors des allumages ou des phases critiques du processus, garantissant la bonne marche de la production.

Section 3. Le fer comme base d’échanges et de prospérité

Le fer produit à Bassar dépassait largement la consommation locale. Selon Robion-Brunner (via le projet SIDERENT), les métallurgistes Bassar utilisaient des excédents pour le commerce régional, ce qui a contribué à la prospérité de la région.

Analysant l’importance économique du fer pour le pays, Hupfeld dit qu’elle est extraordinairement grande, le fer étant indispensable pour la fabrication d’objets tels que : couteaux, pointes de flèches et de sagaies, outils des champs, des objets de parures ; de même que d’autres régions éloignées sont dépendantes de ce fer. Puis, il conclut disant : « Bangeli est aujourd’hui pour cela un des plus importants village du Nord-Togo : des centaines de hauts fourneaux d’un jaune-brun existent ici, mais seulement avec une petite partie en fonction bien en mesure de satisfaire la demande fer relativement très importante ».

Ces barres de fer circulaient dans des réseaux économiques : elles étaient transformées en outils (outils agraires), en armes ou peut-être en d’autres objets à forte valeur d’échange. Ce commerce du fer a renforcé les hiérarchies sociales et les alliances entre lignages : maîtriser la production ferreuse, c’était aussi détenir un levier de pouvoir et d’influence.

Les armes en fer (lances, flèches, couteaux de jet) produites à Bassar étaient réputées pour leur qualité et leur solidité. Selon les traditions orales recueillies à Dimuri, les guerriers Bassar utilisaient des armes forgées localement lors des conflits contre les peuples voisins, renforçant ainsi leur domination militaire.

III. Le feu et le fer comme univers symbolique : rituels, représentations et patrimonialisation

Section 1. Le feu : une puissance ambivalente et maîtrisée

Le feu, dans la sidérurgie Bassar, n’est pas simplement un outil : il est perçu comme une puissance vivante, dangereuse mais féconde. Le processus d’allumage du four nécessite des précautions et des rituels, car une mauvaise gestion peut compromettre toute la production (effondrement du four, scories mal évacuées, métal de mauvaise qualité).

Les fondeurs étaient soumis à un ensemble de tabous stricts. Il leur était notamment interdit d’avoir des relations sexuelles avant de se rendre sur le site de fonte. De même, deux fondeurs ayant partagé l’intimité d’une même femme ne pouvaient travailler ensemble sur un même four. L’accès au site était par ailleurs prohibé aux femmes en période menstruelle. Certains auteurs mentionnent également l’existence de restrictions alimentaires, mais celles-ci restent encore insuffisamment documentées.

Cette ambivalence (entre danger et création) fait du feu un véritable double principe : destructeur et constructeur.

Section 2. La sidérurgie comme acte rituel

Le fer et le feu ne peuvent être réduits à leur dimension utilitaire. Dans la cosmogonie Bassar, le feu des forges était perçu comme un élément de transformation matérielle et spirituelle

La construction, l’allumage et la fermeture des fours sont souvent accompagnés de rites spécifiques. Avant l’allumage, une libation est faite aux esprits du feu.

Ces rites ne sont pas accessoires : ils font partie intégrante de la chaîne opératoire. La réussite technique dépend de la conformité rituelle : un four mal honoré rituellement risque de ne pas fonctionner correctement. Ainsi, les métallurgistes ne sont pas seulement des techniciens : ce sont aussi des prêtres du feu, qui concilient efficacité technique et efficacité symbolique.

Section 3. Le fer et le feu comme marqueur identitaire et patrimonial

Le fer, au-delà de sa valeur utilitaire, joue un rôle identitaire majeur. Il est un symbole social : posséder du fer ou participer à sa production confère prestige et statut au sein de la communauté. Les lignages métallurgiques sont porteurs de mémoire artisanale et d’une identité collective. Le fer est utilisé dans quasiment tous les rituels à Bassar. Dans les rituels de divination, le fer est utilisé pour sa signification de force, de protection et d’ancrage, repoussant les influences néfastes.

L’utilisation du fer et du feu dans la danse T’bol réservée aux initiés du peuple Bassar symbolise un mystère profondément lié à leurs origines et à leur spiritualité. Le feu représente la force vitale, l’énergie et la capacité à surmonter les épreuves, tandis que le fer incarne la puissance, la ténacité et le savoir-faire des forgerons Bassar. Ensemble, ces éléments montrent la maîtrise des forces naturelles et spirituelles.

Aujourd’hui, ces traditions font face à des menaces : certains savoir-faire se perdent, les anciens maîtres meurent, et les pratiques rituelles diminuent. Toutefois, il existe un effort de patrimonialisation : le Togo, via son ministère de la Culture, a soumis les sites métallurgiques de Bassar à l’UNESCO.

Cette démarche vise à sauvegarder ces sites, à valoriser la tradition du fer, à transmettre les techniques, et à faire de ce patrimoine un levier de développement culturel et touristique.

Conclusion

Au terme de cette analyse, une évidence se dessine : au pays Bassar, le fer et le feu ne sont pas deux réalités distinctes, mais les deux pôles d’un même système culturel. Leur interaction a façonné les techniques, ordonné les structures sociales, nourri les imaginaires et assuré la transmission d’un héritage pluriséculaire.

Parce qu’ils structurent l’activité technique, Parce qu’ils organisent la société, Parce qu’ils véhiculent le sacré, Parce qu’ils demeurent au cœur de l’identité bassar, Le fer et le feu forment un tout indissociable.

Ainsi, comprendre le pays Bassar, c’est comprendre cette alliance fondamentale entre matière et flamme, entre technologie et cosmologie. C’est reconnaître que la sidérurgie y fut bien plus qu’un métier : elle fut (et demeure) un mode d’être au monde.

Bibliographie

De Barros, Philip L. (2021). La métallurgie du fer en pays Bassar (Nord-Togo) depuis 2400 ans. Tome I : l’Âge du Fer ancien (de 400 avant J.-C. à 130 après J.-C.). Paris : Éditions L’Harmattan, Presses de l’Université de Lomé.

Napo, Ali. (1995). Le Togo à l’époque allemande : 1884-1914. Thèse de doctorat d’État ès lettres et sciences humaines, Université Paris I – Panthéon-Sorbonne, Paris, 5 volumes, 2507 p.

 

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