La pauvreté a toujours créé ses propres addictions. Cela se voit partout dans le pays. Si ce n’est pas la multiplicité des buvettes et kiosques de Sodabi (Tchoukoutou), c’est les temples de prière des anciens discours réchauffés qui remplissent à longueur de journée. Et tout récemment l’on assiste à la floraison des jeux de hasard dans l’informel et aussi le formel avec la LONATO qui intensifie son réseau depuis la fin de l’année 2023. On parle de l’installation d’une première vague d’un millier de machines loto dans les grandes villes du pays et hameaux. Les paris se font désormais en deux tirages par jour de lundi à samedi. C’est ainsi qu’on voit coiffeuses, tresseuses, Zmen, paysans et d’autres encore perdre leur pauvre 100 FCFA, 200 FCFA ou 500 FCFA chaque jour sous prétexte d’une espérance de gain souvent très proche de 0. C’est un constat amer lorsqu’on voit des foules, hommes et femmes désœuvrés, à longueur de journée devant les kiosques de jeux.
Les objectifs d’une taxe Pigouvienne sont essentiellement de trois ordres à savoir : internaliser les externalités, aligner les coûts économiques aux coûts sociaux et enfin, changer le comportement qui induit l’externalité négative par l’augmentation des prix due à la taxe.
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