La démocratie, c’est un peu compliqué quand on n’est ni éduqué ni cultivé. Aristote (384-322 av. J.-C.) laissait deviner ce diptyque depuis des temps immémoriaux en écrivant : “_Un esprit éduqué comprend une pensée différente de la sienne sans avoir à l’accepter_”.
La Loi de l’Assemblée Nationale et le Décret du Président Macky Sall traitant des élections présidentielles sénégalaises du 25 février 2024 sont invalidés par le Conseil Constitutionnel. Explosion de satisfaction plus que populaire, sauf bien entendu dans le camp de ceux dont les copies ont été recallées mais seulement recallées. Les copies recallées devront en effet être reprises pour une organisation des élections présidentielles dans les meilleurs délais par les autorités concernées.
Mais avant, le Conseil Constitutionnel était accusé par un opposant écarté des présidentielles, Karim Wade, de compter dans ses rangs des corrompus, et par un autre, en prison celui-là, Ousmane Sonko, de prendre en otage tout un pays en étant aux mains de sept citoyens à la solde de l’exécutif ; Ousmane Sonko appelle, avec des propos véhéments et subversifs, à son démantèlement. Après donc un opposant pétitionnaire et un opposant fasciste, voilà que le Chef de l’État Macky Sall s’emploie lui-aussi à provoquer le Conseil Constitutionnel et des tollés conséquents par une adresse surprenante à la Nation reportant sine die les élections présidentielles.
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