Le signe monétaire Euro, ses Banques centrales émettrices et son système s’élargissent à un nouveau pays, pauvre parmi les plus pauvres version-Europe. La Zone Euro s’étend donc géographiquement et géopolitiquement sans rebattre aucune carte technique ni conceptuelle. Elle demeure un espace au sein duquel chacun fait l’effort de ressembler aux premiers de la classe ; en outre, chacun y montre son appétence pour la bonne gouvernance selon des critères consensuels ; enfin, chacun apporte la preuve qu’il mérite le vivre ensemble monétaire adossé au signe monétaire Euro et à son système.
L’arrivée de la Bulgarie consolide par ailleurs le fait que la Zone Euro est une formidable expérience réussie de cohabitation de pays mastodonte économique et de micro-pays ou simplement de pays à revenu national dérisoire. L’Euro et son système se méritent ; en effet, qui veut de l’Euro balaie préalablement et convenablement devant sa porte, fait de la bonne gouvernance macroéconomique un credo inaliénable et adhère au principe du “Qui paie commande” associé à celui de la bienveillante “Surveillance des pairs”. État-voyou et Leader messianique s’abstenir.
L’adhésion de la Bulgarie à l’Euro est une leçon idoine pour les États de la Communauté Économique Des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qui rêvent de monnaie unique ou de monnaie commune, sans trop en faire la différence, et qui déblatèrent à longueur d’année sur sa survenance sans jamais se préoccuper de convergence ni de bonnes mœurs à tout le moins macroéconomiques.
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