« Néo panafricanistes » dixit, il faudrait trouver une voie africaine pour développer le Continent en réinventant tout ou presque, de la philosophie à la morale, de l’économie politique à la monnaie, des sciences humaines aux sciences exactes car, leurs préceptes seraient mal tropicalisés ou antinomiques aux valeurs africaines, négro-africaines de surcroit. Il faudrait promouvoir les langues et les médécines nationales en lieu et place de langues et médécines venues d’ailleurs qui continueraient d’empêcher l’Afrique, dont les fils et filles sont pourtant aux affaires depuis soixante ans, de se doter de ressources tangibles et intangibles dans ces divers domaines.
Le modèle démocratique africain, notoirement avarié et sens dessus dessous, résulterait, selon les néo panafricanistes, d’un odieux plagiat d’une démocratie à l’occidentale faiblement adaptable à l’Afrique ; il devrait être réinventé lui-aussi (sic).
Les néo panafricanistes adoubent à la carte l’impunité de dirigeants fossoyeurs d’unité nationale doublés souvent d’assassins, d’incompétents, dépourvus de vertu du verbe et jamais en mesure de prendre part à la vraie bataille dans laquelle la parole combat la parole pour différencier l’humain de l’animal. En Afrique, le mensonge calomnieux d’État et les exactions de tous ordres s’invitent rapidement dans le débat quand les tenants du pouvoir, limités par leur médiocrité, se découvrent à court d’argumentaires, inaptes à convaincre leur vis-à-vis par la noblesse de leur vision et la luminance de leur parcours.
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