Le nœud du problème qui fâche entre la France et le Niger, où des militaires putschistes anciennement promus à la sécurité du Président de la République nigérienne goûtent aux délices du pouvoir d’État, ne semble relever ni du juridique ni lier à la définition de l’État. Il pourrait s’agir de qui est habilité à s’exprimer au nom de celui-ci, toutes choses étant égales par ailleurs. Est-ce celui qui détient la réalité du pouvoir, y compris par voie de duperie ou de force, celui légitimé par les textes constitutionnels ou celui à même de protéger et de pérenniser les intérêts bassement acquis ? Les chinois eux par contre considèreraient que ce débat n’est qu’élucubrations relevant d’affaires intérieures aux États, notamment négro-africains : ils traiteraient avec qui est en mesure de traiter avec eux aux conditions bien comprises entre les Parties.
Le Président de la République française dit ne pas reconnaitre les putschistes au pouvoir à Niamey parce qu’ils ne sauraient représenter l’État du Niger. À ceci, perçu comme une outrecuidance, les militaires putschistes rétorquent : de quoi se mêle-t-il ce Président français Macron qui ne saurait leur donner d’ordre.
Du sans foi ni loi à la sauce nigérienne
🔒 La suite est réservée aux abonnés
Abonnez-vous à Tampa Express pour lire l'intégralité de cet article et de toutes nos éditions.
S'abonnerDéjà abonné ? Se connecter






