
Aujourd’hui, la société de téléphonie TOGOCOM et son service de transfert d’argent TMONEY sont pris, mains dans le sac, comme de vilains pickpockets. Elle ponctionne en douce le porte-monnaie électronique des abonnés depuis le début de l’année sans les informer officiellement, mais au même moment, TOGOCOM déploie une armada d’outils de communication qui affiche le groupe comme un mécène. C’est très dommage car, pendant ce temps, il y a une structure de règlementation appelée Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) et son directeur général M. Michel Yaovi Galley qui sont muets comme une carpe.
Mais selon une rumeur qui court les rues, ledit prélèvement baptisé frais interrégionaux serait destiné à renflouer les caisses des communes du Togo. Ce qui semble soutenir cette version est « Qu’un transfert d’une Mairie X vers une Mairie Y, peut coûter 5 FCFA ou plus en termes de frais d’envoi et cela en fonction de la distance entre les deux municipalités ». Une pratique discriminatoire qui ne s’explique pas lorsque le tarif de communication est uniforme sur le territoire togolais. Tout de même, il faut avoir pitié pour cette basse population qui utilise le « Mobile Money » pour faire certaines opérations courantes. En plus, ce moyen de transaction participe à l’inclusion financière et même le gouvernement sollicite souvent ces services de transfert d’argent par téléphone dans l’opérationnalisation de certains projets. Selon l’ARCEP, 94% des adultes togolais possèdent un compte Mobile Money. C’est le lieu d’encourager la pratique pour booster ce domaine et non de les décourager. Les frais de transfert coûtent beaucoup pour certains. Et ce qui fait mal, c’est qu’on ne donne aucune explication en amont.
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