La croissance économique au Togo en 2023 est estimée à environ 5,6%, donc remarquable, selon les déclarations de la récente mission du fonds monétaire international (FMI) au Togo, du 29 mai au 7 juin 2024. Le chef de cette mission, Hans Weisfeld, adjoignit alors que les « autorités ont réalisé des progrès substantiels en matière de mobilisation de recettes, portant les recettes budgétaires globales à 16,8% du PIB en 2023 ». Notons qu’il n’est apparemment pas ici question de création de valeur ajoutée, mais de recettes de l’État togolais dont l’essentiel est fiscal. Il s’agit donc singulièrement de ponctions sur le niveau d’activités économiques déjà faible.
Quand tant de croissance galvaudée et de classements étriqués ne disent rien au citoyen lambda, c’est qu’elle n’en est véritablement pas une croissance structurante et décisive. Il faut aller au-delà des sentiers battus; afin d’offrir un avenir aux citoyens. Notons qu’au Togo, le secteur tertiaire (commerce, port, aéroport, secteur financier …) contribue pour 55% au PIB et le secteur informel est responsable de plus de 50% de la valeur ajoutée des différentes branches de l’économie togolaise. Donc, c’est une économie essentiellement basée sur la débrouillardise des citoyens. Il faut commencer par les valoriser.
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