Le zem qui a déposé la dame devant le kiosque de Flooz n’avait pas de casque. J’observais depuis la fenêtre de la bibliothèque. C’était un dimanche. J’écoutais leur conversation aussi.
- – Il est 8h et le kiosque n’est même pas ouvert. Je suis foutu, on va faire comment ?
- – Tu ne connais pas la maison de la dame qui fait Flooz ?
- – On m’a dit qu’elle est juste dans la clôture où, on fabrique les pagnes.
- – Allons la voir, on va lui dire que c’est une urgence.
La bibliothèque est rattachée à la concession où nous habitons. C’est ma femme qui gère le kiosque de Flooz dont ils parlent. J’ai fini de nettoyer quelques romans puis, je suis rentré à la maison par la petite porte. Notre chien aboie de l’autre côté, je pari qu’ils ont réellement décidé de venir à la maison. Madame sous le palmier faisait la lessive. Mes deux princesses quant à elles, jouent avec l’eau savonneuse. Elles réalisent les bulles de savon et les laisse se casser au gré du vent. J’observe le spectacle avec sourire dans mon hamac. Deux personnes avancent vers madame.
- – Bonjour, bonjour, nous sommes venus pour faire Flooz.
Madame s’est mise en colère. Et jette sèchement aux intrus
- – Combien de fois je devrais vous dire dans ce village que je ne fais pas Flooz le dimanche. Vous venez jusqu’à la maison parfois aux heures de repos ou aux heures de cuisine.
Ça fait prêt de 8 ans que madame rend ce service à la communauté. Et je vous assure que c’est très pénible avec les petites commissions qu’elle reçoit à la fin de la journée. Les caprices des clients sont nombreux. C’est surtout quand tu fais la sieste qu’ils atterrissent. Un jour j’étais au salon quand un client est rentré à la maison. Il était 13h 09
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