Le Président Faustin Touadéra veut lui-aussi sa Constitution sur mesure, comme un costume et comme ses pairs de la zone Beac en particulier et en général francophones. Un sujet de plus qui fâche et de surcroît, de mal gouvernance.
Le cas du Président Faustin Touadéra, en brouille avec la Présidente de la Cour Constitutionnelle de Centrafrique, remet d’actualité les problèmes de gouvernance au plus haut sommet de l’État en Afrique au sud du Sahara. La bien nommée a envoyé une lettre ouverte au Chef de l’État, suffisamment explicite, sur la forfaiture que constitue son limogeage et surtout ses insidieuses conséquences; elle est restée digne, exemplaire mais droite dans ses bottes dans le respect toutefois de son vis-à-vis et de ses hautes fonctions à en juger par la teneur professionnelle de son courrier dépourvu d’insulte. C’est bien connu : l’insulte est l’arme du faible et elle n’en a pas usé.
Dans une Centrafrique minée par l’insécurité, la corruption, le naufrage du secteur minier, une sévère crise de leadership, l’absence de résultats socioéconomiques etc., voilà que le Chef de l’État s’en fout de piétiner la loi fondamentale et les usages pour montrer que même le judiciaire c’est lui. Il est vrai que ses pairs voisins ne sont pas des enfants de chœur dans cet exercice mais au moins ils y mettent un peu beaucoup de ruses.
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