Cette question relève d’une grande et brutale banalité s’il s’agit de répondre que le Président Mohamed Bazoum est aux mains de ceux qui ont renversé son régime et projettent de le juger, ironie du sort, pour forfaiture.
Que Bazoum soit dans le pétrin, comme ceux qui sont chassés des ors de la république pour retrouver un quotidien dépourvu d’honneurs à sa majesté, est à déplorer hautement ; surtout que dans son cas, le Chef de l’État, Chef des armées est déchu par celui-là même qui est chargé par la République de la sécurité du Président. Que sa situation de Président déchu entraine par ailleurs un méli-mélo inextricable pour le Niger et déborde du cadre nigérien peut se comprendre. Il y a toutefois une ligne rouge qui n’aurait pas dû être franchie mais qui l’est depuis peu : c’est celle consistant à clamer urbi et orbi un irraisonné “Bazoum Président quoi qu’il en coûte, sinon…”. Elle matérialise les egos de ceux qui ont crié précipitamment un haro va-t’en guerre sur les putschistes davantage qu’elle n’indique les voies d’une sagesse africaine dépourvue de susceptibilité.
Et pourtant, il suffit que Bazoum, au nom de l’unité nationale, jette volontairement mais de manière négociée l’éponge et fasse ouvertement allégeance aux nouvelles autorités avec un discours public, même insincère, mais bien à propos, pour qu’il y ait un clap de fin à la regrettable situation que vivent le Niger et la sous-région.
🔒 La suite est réservée aux abonnés
Abonnez-vous à Tampa Express pour lire l'intégralité de cet article et de toutes nos éditions.
S'abonnerDéjà abonné ? Se connecter





