Le Traité de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa, 1994), a résolument pour objectif de venir en soutien au Franc CFA de l’Afrique de l’ouest, régi par le Traité de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa, 1962), via la convergence des économies des pays émetteurs, et de le promouvoir à l’ensemble des pays de la sous-région ouest africaine Non seulement ceci relève de l’esprit dudit Traité Uemoa de 1994, mais expressément de la lettre de ses dispositions idoines. Avec le temps et le non respect des textes de référence, endémique chez les ouest-africains francophones notamment, tout ceci a été piétiné, banalisé, puis perdu de vue.
La mise en production du Traité de l’Uemoa (à ne surtout pas confondre avec le Traité de l’Umoa sans le “e” pour économique) est allée en désordre et dans tous les sens, mal plagiant au passage la Commission de l’Union Européenne en ses tenants et aboutissants politiques et économiques. Dès le lancement de la Commission de l’Uemoa, son Président a voulu se donner des ailes et des couilles de Patron du Gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) d’une part et d’autre part, de Tutelle des institutions que sont la Bceao et la Banque ouest africaine de développement (Boad). Ceci a produit sur le champ des étincelles entre les fonctions de politicien généraliste pur jus, s’agissant du Président de la Commission de l’Uemoa, et celles hautement techniques et bien plus exigeantes en compétences de Gouverneur de la Bceao, assumées déjà à l’époque par un Gouverneur compos sui.

🔒 La suite est réservée aux abonnés
Abonnez-vous à Tampa Express pour lire l'intégralité de cet article et de toutes nos éditions.
S'abonnerDéjà abonné ? Se connecter





