Il faut avoir bon espoir que le coup de filet du juge belge anti-corruption Michel Claise au Parlement européen, dont des responsables ont été arrosés de billets de banque par le Qatar, soit incidemment de nature à freiner le véritable fléau que constitue la corruption des Chefs d’État africains ; ces derniers n’ont pas conscience que ce phénomène détruit littéralement le produit intérieur brut (PIB) au sud du Sahara et toute chance de progrès social, au contraire de l’Europe, du Japon ou de la Corée du Sud en particulier et en général, des pays développés où la corruption est une goutte d’eau dans une mare de bien-être.
Les Chefs d’État africains au sud du Sahara n’ont en outre pas conscience que dans les pays développés, aux produits intérieurs bruts gargantuesques, c’est une tolérance zéro pour les corruptions de Président de la république, de Premier ministre ou de Ministres, voire zéro tolérance pour de simples présomptions de corruption et tout ce qui leur ressemble pour tous ces hauts responsables. Enfin, il serait temps que les Chefs d’État africains au sud du Sahara se soucient un peu de leur réputation et du tort qu’une réputation souillée fait à toute une nation et un peuple, fassent preuve de transparence dans leur patrimoine et s’interdisent d’argent sale etc. comme leurs homologues des pays développés, à peine de se voir déchoir.
Ce qui va suivre n’est pas suffisamment vulgarisé dans les pays africains et au niveau approprié : un corrompu est un délinquant au sens de la loi, de l’éthique et du vivre ensemble. Mutatis mutandis, un Chef d’État corrompu ne pèse pas moins qu’un délinquant, un escroc et in fine, un hors-la-loi à la différence qu’il bénéficie d’une immunité imméritée. Un Chef de l’État au-dessus de tout soupçon n’est certes pas la seule condition, mais c’en est une sine qua non pour tout pays pour se développer. En clair, un Chef d’État corrompu ou soupçonné de corruption fait de son pays un État voyou, de gouvernance autoritaire comme en milieux mafieux, dont il ne faut rien attendre de pertinent en matière de partage de bien-être. Un Chef de l’État corrompu ou soupçonné de corruption est forcément autoritaire et despote mal éclairé puisqu’il faut qu’il couvre ses arrières.
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