
Auteur d’une dizaine d’ouvrages littéraires dont les titres en majorité rendent compte d’un élan de dénonciations, l’écrivain togolais résidant au Bénin vient de signer un roman aussi percutant que provocateur, « Devoir de statut quo : Courrier à un Président Absent ». Dans ce récent livre, il rend compte de ce qu’il appelle un statu quo général sur une Afrique malade de ses dirigeants comparés à des acteurs de haute comédie qui défilent à tour de rôle sans rien changer à la destinée de leurs peuples, et justement par devoir. Ils auraient donc souscri à un engagement qui ne dit pas son nom : celui de partir en laissant à chaque fois le statu quo tel qu’il était.
« J’étais convaincu de devoir te formuler cette lettre, tôt ou tard pour parler à ta conscience que d’aucuns estiment morte. J’ai surtout à le faire avant de devoir mourir, pas de cela, mais de ce que seul Dieu sait, et quand. ». Dans un roman épistolaire, un long courrier de 55 pages, un exilé d’opinion écrit au président qui est à la tête de sa République mère. Fou de rage, le signataire du courrier tutoie celui qu’il appelle son concitoyen.
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