La conséquence immédiate de tous ces manquements est le boycott du Port Autonome de Lomé, les importateurs désertent au profit des ports voisins. Mais pourtant, au paravent, la rapidité pour l’enlèvement des marchandises au port de Lomé était une fierté partagée et caractéristique d’un port franc. Le pays a encore régressé en « temps de transit » depuis l’implantation de son port sec. La durée des formalités d’enlèvement qui était entre 48 et 72 heures même au temps du manuel est devenu très élastique surtout lorsqu’il s’agit des marchandises à destination de l’hinterland. Alors que dans la logistique de tous les temps, c’est surtout la rapidité qui fonde la performance. C’est aussi les relations d’affaires entre les pays de l’AES et le Togo qui sont mal entretenues.
Lourdeurs dans les formalités d’enlèvement des marchandises
Tout importateur de marchandise doit se faire assister par un déclarant en douane de préférence un agréé. Ce premier doit obligatoirement mettre à la disposition du déclarant communément appelé transitaire une documentation composée entre autres du connaissement ou en anglais Bill of Lading (BL), de la facture, liste de colisage, procuration, bordereau électronique de suivi de cargaison (BESC) et aussi les moyens financiers nécessaires (proforma ou devis) pour l’accomplissement de l’opération. Surtout éviter certains arrangements qui peuvent coûter des amendes même des années plus tard.
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