La Communauté Économique Des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a lourdement chuté en popularité et en crédibilité sous la Présidence du ghanéen Nana Akufo-Addo et surtout celle du bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló, tous deux guère populaires et crédibles chez eux pour causes d’absence de résultats macro-économiques et de climat politique apaisé. Ils sont pourtant loin d’être les seuls à incriminer dans le déclin de performance de l’organisation sous-régionale ; le ver était déjà bien installé dans le fruit avant le passage dépourvu de pertinence à la tête de ladite organisation de ces deux Chefs d’État coutumiers de déclarations qui fâchent sans rien arranger.
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À la décharge de Nana Akufo-Addo et de Umaro Sissoco Embaló, la Cedeao est de tout temps insincère et corrompue sur tous les sujets interpellant directement les Chefs d’État en fonction, quand elle ne se mure pas dans un silence complice ou ne pratique pas la politique de l’autruche. Elle sait être amnésique de ses propres textes légaux et réglementaires pour bien se draper de manteau de syndicat de Chefs d’État véreux, spécialistes d’achats de conscience, gaspilleurs de deniers publics ou noyés à ne plus en finir dans de majeurs conflits d’intérêt. La Cedeao dispose, au fil du temps et à la satisfaction des Chefs d’État en fonction, d’un Président de Commission, dans des fonctions de Directeur Général exécutif, techniquement invisible, administrativement corvéable, intellectuellement malléable tel un pantin et politiquement soluble.
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